​          Étymologiquement, « méditer » veut dire s’entraîner.  S’entraîner à quoi ? Entraîner son esprit à fonctionner de manière « saine », dans le sens qui conduit à la « santé », psychique et physique.


          De multiples outils de méditation sont nés de par le monde, sur tous les continents, à toutes les époques depuis des centaines d’années. Des techniques ont émergé, se sont diffusées, se sont éteintes, se sont modifiées, améliorées, dénaturées, etc. Ce qui est parvenu jusqu’à nous aujourd’hui  sous l’appellation de méditation de pleine conscience est né principalement en Inde il y a 2500 ans et s’est diffusée dans le monde comme une traînée de poudre. Ce qui a fait son succès et sa longévité ? Sa simplicité, son universalité et son efficacité. Très simple à comprendre, très simple à expérimenter, accessible à tout un chacun sans dépendre ni d’une religion ni d’une élite et d’une efficacité mesurable par chacun.

 

En complément des troubles listés ci-dessus, la recherche médicale a démontré que la méditation de pleine conscience apportaient de nombreux bienfaits, dont par exemple : 

  • Activation des régions frontales gauches, ce qui contribue à améliorer l'humeur,

  • Réduction de l’amincissement cortical dans certaines régions préfrontales ayant pour effet d’améliorer les fonctions psychologiques, y compris les compétences attentionnelle (engagement, maintien et orientation de l'attention) et l'empathie,

  • Amélioration de la plasticité cérébrale, en lien avec la capacité à prendre des décisions et à faire des choix,

  • Amélioration de la flexibilité cognitive et des capacités de contrôle cognitif,

  • Augmentation de la matière grise dans l’insula, dans l’hippocampe et dans le cortex préfrontal,

  • Amélioration de la mémoire et notamment de la mémoire de travail,

  • Renforcement du système immunitaire,

  • Amélioration de diverses pathologies, y compris les maladies cardio-vasculaires, l’asthme, le diabète de type II et les douleurs chroniques,

  • Amélioration d'un grand nombre de pathologies psychologiques, dont l'insomnie, l'anxiété, la phobie et les troubles du comportement alimentaire.

Dans un article paru dans "Psychosomatic medicine" de janvier 2009, J.A. Grant et P. Pain, de l’université de Montréal, ont montré que les adeptes de la méditation sont moins sensibles à la douleur, même en dehors des états méditatifs : "le fait de ralentir la respiration semble certainement correspondre à une diminution de la douleur et peut influer sur le contrôle de la douleur en relaxant le corps. Alors que des études antérieures ont démontré que la méditation a une influence sur les aspects émotionnels de la douleur, nous avons découvert que la sensation elle-même ainsi que la réaction émotionnelle sont différentes chez les adeptes de la méditation"... Nous avons démontré une relation entre l’épaisseur corticale et la sensibilité à la douleur. Selon les résultats d’IRM, les régions frontales du cerveau qui régulent l’émotion et la douleur, sont plus épaisses chez les adeptes de la méditation.


Ceci peut constituer une explication à une étude dans laquelle, 72% des patients douloureux chroniques présentaient une réduction d’au moins 33%, et 61% atteignaient même 50% de réduction, après quelques mois d'entrainement à la pleine conscience. 
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Il n’est pas nécessaire d’être un adepte de la méditation depuis plusieurs années pour en tirer des bénéfices contre la douleur.
Le Dr Fadel Zeidan et ses collègues de l’Université Wake Forest ont montré qu’un peu plus d’une heure d’entraînement peut fortement réduire la douleur ainsi que l’activation des centres cérébraux qui en sont responsables.
Selon le Dr Zeidan, ses travaux sont les premiers à démontrer les bienfaits de la méditation contre la douleur chez les débutants.
"Nous avons constaté un important effet de la méditation sur les sujets de l’étude avec une diminution d’environ 40 % de l’intensité de la douleur et de 57 % de l’inconfort lié à la douleur".
Selon le chercheur, la méditation produirait même une plus grande réduction de la douleur que la morphine ou d’autres analgésiques, qui en diminuent l’intensité d’environ 25 %.
Quinze volontaires en bonne santé qui n’avaient jamais fait de méditation ont participé à la recherche. Ils ont suivi quatre séances de vingt minutes pour apprendre à contrôler leur respiration et à faire le vide de leurs émotions et de leurs pensées.
Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Neuroscience.
En décembre 2009, le Pr Pierre Rainville et ses collègues de l’Université de Montréal avaient démontré que les adeptes de la méditation zen étaient moins sensibles à la douleur parce que cette sensation n’était pas traitée dans la zone du cerveau responsable de l’évaluation, du raisonnement ou de la formation de la mémoire.
Selon le Pr Rainville, les personnes qui pratiquent la méditation ressentent bel et bien les sensations douloureuses, mais elles abrègent le processus en s’empêchant d’interpréter ou d’étiqueter les différents stimuli comme douloureux.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse

​​La pleine conscience à Grenoble

"Parfois, lorsque l’on médite, ou lorsque l’on pense à la méditation et qu’on n’en pratique pas encore les exercices, il arrive de penser que la méditation vise à s’éloigner de ses émotions, en les contrôlant, en les maîtrisant à tel point que l’on ne va plus rien ressentir. Autrement dite, que l’on s’assèche, d’une certaine manière.

Il n’en est rien, c’est même le contraire : on se reconnecte à ses émotions véritables, pour les vivre pleinement, leur laisser suffisamment de place pour ne pas les laisser nous envahir."

ARISTOTE  (384-322 av. JC).

Fatigue nerveuse, dépression, troubles de l'attention, burn-out, douleurs chroniques, stress, anxiété... La méditation de pleine conscience apporte une réponse ancestrale, sans effets secondaires et sans dépendance.

Les bienfaits de la méditation de pleine conscience d'après la recherche médicale

La méditation et la réduction de la douleur

Méditer apaise la douleur, même pour les débutants

Qu'est-ce que la méditation ?

            Être en pleine conscience, c’est rester dans le moment présent, instant après instant, ouvert et sans jugement avec tout ce qui se présente. Ce n’est pas un état d’esprit que l’on fabrique. Au contraire, il s’agit de se laisser être dans un état naturel bienveillant, sensible et sans jugement. En apprenant à le faire avec nos émotions, avec nous-même, à rester dans leur présence, nous arrêtons d’entrer dans notre fonctionnement habituel toxique et revivons notre fonctionnement naturel sain.


               Fondamentalement, vivre en pleine conscience c’est « arrêter de » plutôt que de faire quelque chose. Il s’agit d’apprendre à ne plus chercher à modifier les sensations que nous ressentons. En effet, fondamentalement, aucune action de notre cerveau ne peut modifier la sensation ressentie au moyen d’un de nos sens, mais pourtant nous passons notre temps à le faire en vivant dans notre imagination et les illusions que nous fabriquons à partir de nos sensations. Nos sensations se situent dans le présent, en restant dans nos sensations, instants après instant, nous nous habituons à rester dans le présent.


                La pleine conscience n’est pas un savoir qui s’acquiert, ce n’est pas intellectuel. C’est une expérience qui se vit.
Il ne s’agit pas de modifier notre état de conscience, mais bien d’apprendre un nouveau mode de relation à tout ce qui se présente et principalement à nos émotions en s’appuyant sur la capacité d’adaptation de notre cerveau. Ainsi, par la répétition volontaire d’un geste simple de « STOP » mental nous allons modifier notre réflexe cognitif et nous laisser dans un mieux-être. 

             Souvent, la méditation de pleine conscience est présentée de manière complexe, au milieu d'un livre épais et difficilement accessible ou bien par un enseignant qui vous propose des séminaires ou stages onéreux et longs... C'est oublier que la méditation de pleine conscience a été mise au point il y a 2500 ans pour des paysans indiens qui n'étaient jamais allés à l'école...



                Il s'agit d'un outil simple à apprendre, simple à mettre en pratique et dont l'efficacité  fait l'objet de plus de 3000 études médicales.

La pleine conscience c'est quoi ?

        Vous trouverez dans le document qui suit des instructions sur la méditation de pleine conscience, en libre accès. Cela peut vous aider à comprendre de manière simple et directe de quoi il s'agit quand vous entendez parler de pleine conscience, ou de mindfulness. Ce document est protégé à la reproduction par un copyright. Cependant, si le but de la reproduction est louable, je peux sur simple demande accorder des droits de reproduction à titre gratuit. ​​​​Cliquez ici pour ouvrir le document de présentation de la pleine conscience.



    Bien entendu, la simple lecture d'un document n'est pas suffisante, et un accompagnement individuel, ou en groupe, est nécessaire pour appliquer correctement les instructions. Même si l'écrit essaye d'être le plus précis possible, rien ne remplace l'expérience. A titre d'exemple, personne n'a jamais appris à nager en lisant un livre sur le sujet.



     Je propose donc aux personnes désireuses de s'initier à la méditation de pleine conscience des stages de méditation de 8 semaines sur le secteur de Grenoble, à raison de 2h par semaine et une journée de formation. Vous trouverez tout en haut de cette page les liens vers les plaquettes descriptives des stages de pleine conscience organisés tout au long de l'année sur Grenoble.

 

    Par ailleurs, j'interviens bénévolement dans les maisons de retraite, hôpitaux, écoles, prisons (me contacter).

....Coordonnées....

Comment apprendre la méditation ?

Avertissement: la méditation de pleine conscience ne remplace en aucun cas un traitement médical. Il est important d'être suivi par un médecin pour les troubles dont vous souffrez. De plus, La méditation de pleine conscience peut être déconseillée si vous souffrez de dépression en phase aiguë, troubles de l'attention, attaques de panique récurrentes, trouble bipolaire non stabilisé, troubles psychotiques (hallucinations, délires), états dissociatifs ou psychologiques aigus (abus physiques, émotionnels ou sexuel), etc. Parlez en à votre médecin.